
Billet inspiré du dossier d'Alternatives Économiques de Novembre 2009 sur le réchauffement climatique.
Oui et non, comme semble nous indiquer un article d'Alternatives Économiques, qui malgré un pessimisme de rigueur au début de son dossier spécial Climat de son numéro de Novembre, entrevoit tout de même quelques éclaircies dans ce combat contre nous-même.
Voici un petit compte rendu de la première partie du dossier qui traite de la gravité de la situation.
Depuis le début des années 90, le réchauffement climatique a été reconnu par la communauté internationale. Malgré tout, depuis 1990, les émissions de Gaz à Effet de Serre ont augmenté de +38%.
Pourtant, nous connaissons les problèmes à résoudre pour réduire ces Gaz et nous avons les technologies nécessaires pour contrer cette tendance. Les technologies d'énergie renouvelable sont connues ( géothermie, éolienne, solaire...) et fonctionnent plutôt bien. Un investissement conséquent à la mesure du risque encouru dans la recherche et le développement déboucherait très certainement sur de nouvelles techniques "propres".
Malgré toutes ces connaissances, nous n'arrivons pas à réduire nos émissions en conséquence.
Alternative Economique pointe donc le problème au niveau socio-politique.
Comment réussir à mettre tout le monde d'accord et avancer d'une seule et même voix, alors que les disparités entre les différents pays n'ont jamais été aussi fortes. Il est clair que les préoccupations des pays pauvres et de certains pays en voie de développement sont loin de nos récentes préoccupations environnementales.
Il semble en effet difficile et hypocrite de motiver les politiques de ces pays à se mobiliser contre le réchauffement climatique quand le souci principal de ses habitants est de se trouver de quoi manger et à boire ou bien lorsque qu'ils commencent à peine à entrevoir les fruits de leur industrialisation. (augmentation du niveau de vie etc.)
Cette position est d'autant plus délicate quand l'on sait que le Co2 se conserve entre 50 ans et 200 ans dans l'atmosphère et que la pollution actuelle est en grande partie de notre fait.
C'est pourquoi les investissements, les surcoûts représentés par les changements nécessaires de nos économies et de nos comportements pour restreindre le réchauffement climatique doivent être financés dans une large partie par les pays occidentaux, devenus riches en polluant allègrement par le passé et encore aujourd'hui.
Alternatives Économiques nous apprend qu'en 1700, le PIB Brut Mondiale était de 370 milliards de dollars, et qu'il atteint désormais 33 700 milliards en 1998.
Cette augmentation fulgurante va de pair avec la diminution de l'utilisation des énergies renouvelables par l'homme et l'augmentation de l'utilisation d'énergies fossiles qui a entraîné l'industrialisation.
En effet, les hommes utilisaient auparavant le charbon de bois, le bois, la force des animaux, les moulins à vent et à eau. Puis ils ont découvert comment utiliser les " restes décomposés de produits organiques qui se sont retrouvés dans la croute terrestre*."
En utilisant les ressources enfouies dans la croûte terrestre, l'homme a libéré "les dérivés carbonés bloqués dans les entrailles de la terre" et " a modifié en profondeur et en un temps record à l'échelle de l'histoire, la composition de l'atmosphère terrestre*".
Pour preuve, la concentration en Co2 dans l'atmosphère est passée de 280 Parties Par Millions en 1800 à 360 ppm actuellement. Cette augmentation du Co2 est liée au réchauffement climatique.
Les rayons solaires qui ne sont pas absorbés par la terre sont normalement rejetés dans l'Espace. Mais, l'augmentation de Co2 dans l'atmosphère agit comme un miroir et réfléchit une seconde fois ces rayons. L'atmosphère devient alors une véritable serre et augmente la température de la planète.
On voit à quel point il est temps de faire quelque chose rapidement et mondialement pour restreindre le réchauffement climatique.
Dans un tel contexte, à plus ou moins court terme, des pays entiers sont menacés par la montée des eaux, le Bangladesh, les Pays-Bas, certaines Îles du Pacifique Sud, le Royaume-Uni... De plus, le réchauffement climatique entraîne une modification des courants marins, et une accentuation des phénomènes météorologiques dangereux ( tornade, raz de marrée, coulée de boue, inondations, sécheresses...).
Les zones de conflits risquent malheureusement de devenir plus nombreuses et plus meurtrières du fait de la raréfaction des énergies primaires et des conflits qui pourraient en naître.
Le réchauffement climatique doit donc être une priorité pour l'être humain.
Mais notre modèle économique empêche les grands de ce monde de faire de la politique. Il faut sans cesse défendre les intérêts de sa nation pour ne pas perdre trop d'argent et de pouvoir. Une réflexion profonde doit voir le jour et vite, pour définir les priorités de nos états : l'individualisme économique ou la survie de l'espèce humaine.
Ainsi, de véritables politiques globales d'envergures pourraient être mises en place et impulsées afin de lutter efficacement contre le réchauffement climatique.
Espérons qu'une telle politique arrive au plus vite, et ce n'est sûrement pas du sommet de Copenhague dont il faut attendre des avancées conséquentes.
Ce dernier qui a lieu en décembre prochain semble d'ores et déjà voué à l'impasse. Karl Falkeneberg, le directeur général de la commission environnement de l'Union Européenne se désole que "les négociations n'avancent pas à un rythme suffisant pour parvenir à un accord à Copenhague"...
Je vous laisse lire la suite du dossier du magazine Alternatives Économiques qui nous donne des raisons d'espérer que tout n'est pas trop tard, et qu'il est encore temps d'agir! Ouf!
* Cf références
Références : "Changement climatique: Peut-on éviter le pire" in Alternatives Économiques, n°285, Novembre 2009.


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