
En jetant un petit coup d’œil dans l’actualité, on se rend vite compte que le sujet qui fait couler de l’encre en ce moment est la marée noire du golfe du Mexique. J'ai trouvé sur le web plusieurs articles intéressants sur le sujet qui, au lieu de blâmer les responsables, essayaient de répondre à la question suivante : « La marée noire va-elle faire changer la politique énergétique des USA ? »
Forcément, un telle catastrophe fait toujours réagir et même un pays aussi peu impliqué que les États-Unis dans les démarches environnementales ont remis en cause leurs modes de consommation énergétique basés principalement sur l'exploitation du pétrole. Bon, il faut dire que c'était facile pour eux de se sentir concernés cette fois ci, car comme on le sait tous, l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon ayant provoqué cette marée noire a eu lieu au large des côtes américaines.
Là où ça devient intéressant, c'est qu'il y a dix jours, Barack Obama s’est rendu à Pittsburgh pour faire part de sa volonté de faire sortir les États-Unis du pétrole. Il a déclaré qu’il était temps pour les USA « d’accélérer de façon agressive » leur transition vers des énergies alternatives. Il a pour cela proposé (proposition d’ailleurs toute théorique) de récupérer des milliards d’allègement fiscaux accordés aux pétroliers pour financer une transition vers des énergies alternatives. Un beau discours en apparence, malheureusement entaché par…Un petit détail.
Ce petit détail le voici: trois semaines avant la catastrophe, Obama (le même), se disait favorable au lancement d’une nouvelle campagne de forage au large des côtes américaines. Il a affirmé ainsi sa volonté de relancer une course à la prospection pétrolière. Évidement, un retournement de veste aussi rapide peut laisser sceptique. Cela porte un grave préjudice à la crédibilité et au bien fondé de ces déclarations. Il serait donc naïf de croire que les États-Unis ont enfin compris la leçon et qu'ils se lanceront dans une politique environnementaliste.
Cependant, il faut quand même rappeler que les USA ont une forte dépendance aux énergies fossiles. Les américains consomment plus de 20% du pétrole extrait dans le monde, mais ne disposent uniquement que de 2% des réserves et se placent ainsi au rang du plus gros consommateur mondial en surpassant largement toutes les autres puissances industrielles. Cette situation risque de rendre particulièrement longue la transformation de leur modèle de consommation énergétiques.
Difficile donc de croire que les USA sont réellement prêts à en finir avec le pétrole et achever ainsi un cycle de consommation long de plus de 150 ans. Mais bon, restons positifs, le département de l’énergie US a émis l’hypothèse d’un déclin de production pétrolière entre 2011 et 2015. Les États-Unis réagirons-ils vraiment alors? L’avenir nous le dira…
Sources:
www.le monde.fr

