L’économie de fonctionnalité, vers une économie durable

ecofonctionnaliteL’économie de fonctionnalité voit sa notoriété grandir au fil des mois et des années. A nous d’y consacrer un article pour la mettre en lumière.

 

On passe notre temps à chercher des solutions pour stopper la frénésie générale de consommation et de pollution. L’économie de fonctionnalité peut être un moyen, autant pour les particuliers que pour les entreprises, de diminuer les achats de chacun, d’investir dans des biens de bonne qualité et, par la force des choses, de réduire nos déchets. Une économie qui va dans le sens du développement durable.

 

On s’explique : ce nouveau genre d’économie privilégie le service au produit. Le consommateur ne détient plus un bien, il dispose de ses services. L’économie de fonctionnalité s’oppose à l’économie industrielle, dans laquelle chaque besoin est suivi de l’achat du bien nécessaire à  sa satisfaction.

 

On ne peut pas réellement dater cette économie. Cependant, c’est le chantier 31 du Grenelle de l’environnement qui lui a donné une nouvelle notoriété et un nouvel essor, en lui consacrant un groupe de travail. Aujourd’hui plus qu’un concept, l’économie de fonctionnalité est une réalité pour beaucoup d’entreprises et de particuliers.

 

C’est bien beau, mais en pratique, qu’est ce que ça donne ?

 

Les deux exemples les plus connus d’entreprises appliquant ce type de fonctionnement sont Xerox et de Michelin.

 

Depuis plusieurs années, Xerox a mis en place la facturation à la photocopie de son matériel. Manœuvre plus qu’intelligente, car permettant à l’entreprise de faire de non négligeables économies de matière. Ce fonctionnement oblige l’entreprise à créer des biens d’une qualité maximum, ici les photocopieurs, et de les entretenir ensuite au mieux. Lors de la fin de vie de ses photocopieurs, Xerox recycle ses machines et parvient à en créer de nouvelles formées à 90% des anciennes.

 

L’entreprise Michelin s’est également illustrée dans l’économie de fonctionnalité. Depuis 1920, Michelin propose à certains de ses clients une offre en pneumatique dans laquelle ils payent leurs pneus en fonctions des kilomètres parcourus. Ajoutez à cela le fait que la maintenance et le remplacement sont pris en charge par Michelin et vous obtiendrez un client heureux. Avec ce système, Michelin réduit ses coûts de production, diminue son impact sur l’environnement et augmente son chiffre d’affaires.

Ce type de fonctionnement améliore la bonne gestion du cycle de vie des produits, le fabricant ayant tout interêt à penser ses biens sur le long terme. 

 

Pour les particuliers, les exemples de services qui font partie de l’économie de fonctionnalité sont nombreux. On pense au covoiturage, au vélib’, vélo’V et autres bicloo, à la location d'outils de jardinage ou encore aux lavomatics. Que ce soit pour ne pas investir dans un bien trop cher ou pour se servir d'un bien rarement utile, la location permet aux particuliers d'économiser de l'argent et de consommer plus responsable. Mais cette démarche n'est pas évidente, la barrière du besoin de possession étant difficile à franchir pour la plupart d'entre nous. Les consommateurs restent, pour beaucoup d'entre eux, encore trop frileux vis à vis de la location de biens.

 

En définitive, que ce soit pour les entreprises ou pour les particuliers, les moyens de consommer durable foisonnent, à nous de nous en saisir.

 

 

Retrouvez ici le rapport de la fondation Concorde "L’économie de fonctionnalité, Vers un nouveau modèle économique durable"

Crédit illustration : Victoria Diaz Colodrero

 

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