Greenpeace a encore frappé

Ils s'incrustent à l'Assemblée nationale ou aux assemblées des actionnaires de Nestlé, poursuivent les chasseurs de baleines en Antarctique, se ligotent à des voies de chemin de fer… Pour la célèbre ONG, lancer des actions chocs est devenu une marque de fabrique. Mercredi, ils ont encore frappé et s’en sont pris à… Barbie.

 

 

Les emballages de la blonde aux jambes disproportionnées contribueraient à la déforestation de la forêt indonésienne. Mattel utilise en effet pour emballer ses jouets du carton provenant de la firme APP (Asian Asian Pulp and Paper), structure accusée d’être responsable en grande partie du massacre vert d’Indonésie.

 

Pour faire éclater l’affaire, Greenpeace a mis les gros moyens ! Dans une vidéo interview, Ken (tout est dans le nom), la quitte devant le monde entier, refusant de sortir avec une « fille qui pratique la déforestation ». Traduite en plus de 20 langues, cette vidéo a littéralement envahis les réseaux sociaux en une journée. Une guerre numérique pour Greenpeace, qui n’en est pas à son premier essai. L’année passé, c’est Nestlé qui en avait fait les frais. Les Facebook, Twitter et cie sont devenus un véritable moyen d’action qui a fait ses preuves pour l’ONG.

 

La réaction de Mattel ne s’est pas fait attendre, mais n’a pas été la bonne. A demi-mots, l’entreprise a déclaré ne pas estimer de sa responsabilité les filières d’approvisionnement en cartons, mais de celle de ses fournisseurs… Avant de se raviser et de s’engager à assumer les responsabilités de sa chaine d’approvisionnement, en supprimant de ses fournisseurs l’entreprise AAP.

 

Nous, on dit chapeau.

 

La page de Greenpeace consacrée à Mattel, ou vous pourrez visionner la vidéo : http://www.greenpeace.org/france/barbie/ 

 

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